En 2003, la loi contre les délits de change a été promulguée, dans le but de réglementer la vente et l'achat de devises étrangères par le biais de mécanismes étatiques. Cette mesure visait à éliminer le marché alternatif des devises et prévoyait des sanctions spécifiques pour les personnes physiques ou morales qui achetaient ou vendaient des dollars sans la médiation de la Banque centrale du Venezuela (BCV).
Quinze ans plus tard, le 2 août 2018, l'Assemblée nationale constituante a accepté l'abrogation du taux de change illicite. Le décret, publié au Journal officiel numéro 41.452, vise à encourager les investissements en devises sur le territoire national et à permettre une meilleure fluidité des transactions en devises entre particuliers. L'entrée en vigueur du décret implique l'abrogation du décret ayant rang, valeur et force de loi du régime des changes et de ses actes illicites, ainsi que de l'article 138 du décret ayant rang, valeur et force de loi de la BCV concernant la négociation et le commerce des devises dans le pays.
Que prévoit l'abrogation des délits de change ?
L'article 1 du décret stipule que l'objectif de la dérogation est “d'accorder aux personnes physiques nationales ou étrangères les garanties les plus larges pour l'accomplissement de leur meilleure participation au modèle de développement socio-économique productif du pays”.
Le règlement fait référence aux infractions liées aux activités commerciales. comme la diffusion d'informations mensongères sur le taux de change, l'utilisation du taux non officiel pour fixer la valeur, et la promotion des délits de change. À cet égard, les autres infractions établies dans la loi ayant rang, valeur et force de loi sur le régime des changes et ses actes illicites restent en vigueur.
Il convient de noter que les personnes qui ont été incriminées avant l'entrée en vigueur de la dérogation ne seront pas exemptées de l'infraction. pour atteinte à la propriété publique. Seules les opérations ne dépassant pas l'équivalent de 10 000 dollars américains feront l'objet d'une réduction de deux tiers de la sanction. Les responsables d'atteintes aux biens publics devront payer en espèces le montant fixé par les organes compétents.
L'abrogation habilite le bureau du procureur général de la République à de demander aux organes compétents d'établir la responsabilité civile, administrative et pénale de ceux qui ont causé des dommages financiers en commettant des infractions en matière d'échange, ainsi que de rétablir les conditions, de réparer et d'indemniser, le cas échéant.
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