S'il est un endroit où la cybersécurité est nécessaire, en dehors des institutions gouvernementales, lorsque des informations confidentielles sont stockées, c'est bien dans un cabinet d'avocats. Les données personnelles, les témoignages, les documents officiels ou les informations bancaires des clients sont parmi les éléments les plus convoités et donc vulnérables aux cyberattaques.
Les informations traitées par un cabinet juridique, même s'il s'agit d'un petit cabinet, sont d'une grande valeur. Non seulement pour le professionnel du droit, mais aussi pour le client et même pour la concurrence. La publication d'informations confidentielles à des fins diverses, l'extorsion ou le fait de nuire légalement à la défense dans une affaire juridique particulière peuvent être quelques-unes des raisons d'une cyberattaque.
Bien que l'ère numérique facilite dans de nombreux cas le travail des professionnels et permette de stocker davantage d'informations de manière systématisée dans des bases de données, des courriers électroniques ou des nuages numériques, elle présente également des risques auxquels il faut faire face.
On le voit, le nombre de personnes impliquées et les graves répercussions qui peuvent résulter d'une violation de données exigent un système de cybersécurité efficace, capable de détecter et d'enrayer toute menace latente. Outre l'exposition de la vie privée des clients, la compromission des affaires juridiques représentées par le cabinet et la violation de l'éthique du cabinet, une violation de données peut entraîner des amendes ou des conséquences qui compromettent l'intégrité du cabinet d'avocats.
L'investissement dans un système de sécurité qui peut être constamment mis à jour est une condition préalable au fonctionnement efficace et sûr d'un cabinet juridique. De même, son application doit comprendre la mise en œuvre de politiques claires pour tous les employés qui traitent des données confidentielles.
Mesures de cybersécurité - comment réduire la menace ?
La sécurité dépend de mains expertes. Par conséquent, la première mesure à prendre est de faire appel aux services d'une équipe informatique qualifiée pour installer un système adéquat et surveiller les menaces éventuelles. Les spécialistes de l'informatique sont les seuls professionnels compétents pour assurer la sécurité des informations et du réseau interne du cabinet juridique. Cet investissement à long terme permettra de prévenir les risques et de préserver la réputation et la fiabilité du cabinet.
Bien que la sécurité parfaite n'existe pas, il est possible de réduire la vulnérabilité. Cela dépend de la nature de chaque cabinet juridique, c'est-à-dire du nombre d'employés, du type de stockage d'informations le plus approprié, de la plateforme à utiliser et des politiques de sécurité qui régissent l'entreprise.
Les recommandations suivantes contribueront à la protection des informations traitées par le cabinet juridique :
Investir dans un système de cybersécurité adapté aux besoins de l'entreprise.. Consulter des spécialistes des technologies de l'information sur les avantages et les inconvénients du logiciel acheté en charge de la cybersécurité.
N'oubliez pas que la sécurité du cabinet juridique dépend de l'entreprise et de ses employés.. Les forces de l'ordre n'ont aucun rôle à jouer dans la prévention de ce type de crime et ne pourraient intervenir qu'après coup pour soutenir la recherche des auteurs de la cyber-attaque.
Si possible, le bureau doit disposer d'un serveur privé local. où les informations sont hébergées. De même, il est essentiel que le réseau interne dispose de toutes les politiques nécessaires en matière de sécurité informatique et de protection de la vie privée pour empêcher l'intrusion et le vol d'informations privées sur les clients ou les affaires juridiques.
Sauvegarde de toutes les informations confidentielles Les données sont stockées dans un espace séparé sur le serveur privé local.
Il n'est en aucun cas recommandé de stocker ce type d'informations sur des appareils mobiles. susceptibles de faire l'objet de cyberattaques. À défaut, il est conseillé d'utiliser des appareils cryptés (propres à l'entreprise) dotés de mesures de protection spéciales.
En plus de faire attention à l'utilisation des appareils mobiles, n'oubliez pas :
Concevoir un protocole d'urgence avec les professionnels des technologies de l'information., Le logiciel doit être utilisé lorsque la sécurité du logiciel est violée. Dans ce cas, il est important de désigner des personnes pour agir afin de stopper l'attaque. Et de restaurer le système en protégeant un maximum d'informations.
Évaluer fréquemment l'utilisation et le potentiel du logiciel choisi. menaces. Parfois, ces outils nécessitent des mises à jour ou des ajustements pour accroître leurs capacités.
Maintenir les niveaux d'accès aux informations confidentielles, en fonction des compétences du personnel travaillant dans le cabinet d'avocats. Cette action permet de limiter l'accès aux données si elles ne doivent pas être utilisées par tous les professionnels.
Informer et former le personnel travaillant dans le cabinet juridique sur les mesures de sécurité. à prendre pour protéger les données confidentielles. Lors de l'embauche d'avocats, le cabinet juridique devrait assurer une formation dans ce domaine. Cela permet de réduire les cibles des cyber-attaques. De même, il est important que la formation soit constamment mise à jour, au cas où des changements seraient apportés au système.
L'utilisation des réseaux sociaux de l'entreprise, le cas échéant, doivent être confiés à des experts en la matière. Ils doivent également être informés des politiques de sécurité de l'entreprise. En outre, il est important qu'aucune information confidentielle ne soit diffusée par le biais de ces canaux numériques. Voici quelques suggestions pour le traitement adéquat des services numériques.
Enfin...
Répondez aux questions suivantes pour l'article «Cybersécurité et bonnes pratiques pour les avocats». Elles peuvent être d'une grande utilité pour renforcer la sécurité du système :
- Depuis combien de temps l'entreprise existe-t-elle ?
- Quel type de plateforme hébergera les données du cabinet d'avocats ?
- Qui a ou devrait avoir accès à ces plateformes, et comment s'assurer que seul le personnel autorisé a accès aux informations cryptées ?
- Comment les performances du système en matière de sécurité sont-elles évaluées ou vérifiées ?
- En cas de problème dans le système, quelle équipe informatique fournira l'assistance nécessaire pour résoudre la situation ?
- Les informations confidentielles détenues par l'entreprise sont-elles sauvegardées ?
- Où se trouvent les serveurs privés de l'entreprise et le personnel autorisé y a-t-il accès ?
- Existe-t-il un protocole d'urgence et qui est formé pour le mettre en œuvre ?
Pour une liste complète de ces questions permettant de vérifier l'état de sécurité du système, veuillez consulter directement l'article ici.
Sources consultées










