Depuis la mi-2018, le gouvernement national évalue et met en œuvre des mesures économiques pour tenter de remédier à la crise actuelle. C'est pourquoi, en août dernier, l'Assemblée nationale constituante a publié un décret abrogeant le régime d'échange illicite de devises.
Sur les provisions fiscales
Le décret de 2018, publié au Journal officiel numéro 41.452, précise que l'objectif de l'abrogation fr «d'accorder aux personnes physiques nationales ou étrangères les garanties les plus larges pour l'accomplissement de leur meilleure participation au modèle de développement socio-économique productif du pays.». Toutefois, l'instrument juridique indique que les personnes qui ont été incriminées avant son entrée en vigueur ne seront pas exemptées de l'infraction au motif qu'elles ont commis un acte préjudiciable à la propriété publique.
Afin d'étendre les pouvoirs accordés après l'abrogation, le 28 décembre de la même année, le Journal Officiel numéro 6.420 Extraordinaire, Le nouveau régime fiscal vise les contribuables qui effectuent des transactions commerciales dans le pays en devises étrangères ou en crypto-monnaies. Il convient de rappeler que le contribuable est la personne physique ou morale qui est redevable de l'impôt et qui est donc tenue de respecter et d'appliquer les obligations fiscales.
Le décret stipule que les assujettis exerçant l'une des activités autorisées doivent par les accords de change en vigueur, ils doivent déterminer et payer les obligations fiscales principales et accessoires (pénalités et intérêts) en devises ou en crypto-monnaies. Sont exemptées de l'application du texte réglementaire les opérations sur titres négociés en Bourse, ainsi que les exportations de biens et services réalisées par des entités publiques.










