La loi spéciale contre les délits informatiques a été publiée au Journal officiel n° 37.313, le 30 octobre 2001, mais cet instrument juridique prévoit, à l'article 32, une période d'attente de deux ans. Vacatio legis L'instrument juridique est entré officiellement en vigueur le 30 novembre 2001, malgré sa publication préalable au journal officiel.
L'objectif de cet instrument juridique est la protection complète des systèmes qui utilisent les technologies de l'information, ainsi que la prévention et la répression des délits commis contre ces systèmes ou l'un de leurs composants, ou des délits commis par l'utilisation de ces technologies. En ce qui concerne l'application spatiale de la loi, le législateur a envisagé à l'article 3 d'établir l'application extraterritoriale de cette loi pour les crimes commis en dehors du territoire, à condition que l'acte punissable ait produit des effets.
Loi spéciale contre les délits informatiques
Dans la ressource juridique, les technologies de l'information sont définies comme suit «branche de la technologie consacrée à l'étude, à l'application et au traitement des données, qui implique l'acquisition, la création, le stockage, la gestion, la modification, la manipulation, le mouvement, le contrôle, l'affichage, la transmission ou la réception automatiques d'informations, ainsi que le développement et l'utilisation de matériel, de microprogrammes et de logiciels.».
Cette loi protège chacune des activités mentionnées dans le paragraphe précédent., Toutefois, l'instrument sanctionne les mauvaises pratiques liées à l'utilisation des technologies de l'information et à l'utilisation des systèmes informatiques.
Les vingt-et-une infractions pénales prévues par la loi sont classées en cinq catégories :
- les infractions contre les systèmes utilisant les technologies de l'information,
- les crimes contre la propriété,
- les crimes contre la vie privée des personnes et des communications,
- les crimes contre les enfants et les adolescents, et
- les infractions à l'ordre économique.
Infractions les plus importantes
Accès inapproprié. Le délit établi à l'article 6 punit toute personne qui, sans autorisation, accède à un système utilisant des technologies de l'information ou l'utilise sans autorisation. Ce comportement est puni d'une peine d'emprisonnement d'un à cinq ans et d'une amende selon les termes de la loi.
Sabotage ou endommagement des systèmes. Le délit établi à l'article 7 sanctionne quiconque détruit, endommage, modifie ou altère intentionnellement le fonctionnement d'un système utilisant les technologies de l'information ou l'un des éléments qui le composent, la peine étant une peine d'emprisonnement de quatre à huit ans et une amende correspondante. Si l'infraction décrite est commise par imprudence, négligence, inexpérience ou inobservation des règles établies, l'article 8 établit une atténuation de la peine.
Possession de matériel ou fourniture de services de sabotage. L'article 10 de la loi stipule que toute personne qui importe, fabrique, distribue, vend ou utilise des équipements, des dispositifs ou des programmes dans le but de les utiliser pour violer ou éliminer sécurité de tout système utilisant des technologies de l'information est passible d'une peine d'emprisonnement de trois à six ans et d'une amende correspondante.
Espionnage informatique. L'article 11 stipule que toute personne qui obtient, divulgue ou diffuse indûment des données ou des informations contenues dans un système utilisant des technologies de l'information est passible d'une peine d'emprisonnement de trois à six ans et d'une amende.
D'autres délits punissables par la loi et non moins importants sont :
Falsification de documents, vol d'ordinateur, fraude informatique, l'obtention indue de biens et de services, la manipulation frauduleuse de cartes à puce ou d'instruments similaires, l'appropriation de cartes à puce ou d'instruments similaires, la fourniture indue de biens ou de services, la possession d'équipements contrefaits. Violation de la confidentialité des données ou des informations personnelles, violation de la confidentialité des communications, divulgation indue de données ou d'informations personnelles, diffusion ou exposition de matériel pornographique, exposition pornographique d'enfants ou d'adolescents, appropriation de la propriété intellectuelle, offre trompeuse.
Enfin, il convient de noter que, dans les articles 27 et 28 de la loi, L'article 29 établit les cas dans lesquels les peines pour les délits informatiques susmentionnés peuvent être aggravées lorsqu'il est établi que, outre les conduites indiquées dans chaque délit, l'agent a obtenu indûment les mots de passe nécessaires pour accéder au système ou qu'ils ont été obtenus par l'abus de la position privilégiée du poste en raison de l'exercice ou de la fonction. De même, l'article 29 établit des peines accessoires aux peines principales, telles que la confiscation du matériel, le travail d'intérêt général et l'interdiction d'exercer un emploi public pendant une période pouvant aller jusqu'à trois ans.










