La corruption est un fléau qui jette une ombre sur le monde entier. Elle se définit comme l'abus de pouvoir à des fins personnelles et a été qualifiée de phénomène socio-économique néfaste qui sape les fondements de la société et laisse de multiples conséquences négatives.
Il ne s'agit pas d'un crime propre à un pays ou à une région en particulier., La corruption a fait son chemin dans différents espaces et peut même commencer par de petites actions telles que le versement de pots-de-vin au niveau des citoyens. Il s'agit d'une erreur qui doit être évitée dans le système si l'on veut parvenir à un développement social et économique.
Le travail de l'OCDE contre la corruption
Le Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), fondée en 1961, s'est fixé pour objectif de promouvoir des politiques visant à améliorer le bien-être économique et social des citoyens partout dans le monde. C'est pourquoi elle offre aux 36 gouvernements membres un espace où ils peuvent partager leurs expériences et trouver les meilleures solutions pour résoudre des problèmes communs, tels que la corruption.
Sur cette question en particulier, l'OCDE fournit une plate-forme pour les nations de comparer leurs expériences, de partager les meilleures pratiques et d'être en mesure de visualiser les défis les plus importants à relever pour enrayer la corruption. L'un de ces chapitres spéciaux est ouvert depuis 2007 pour la lutte contre la corruption en Amérique latine. Les pays de la région qui font partie de l'OCDE sont les suivants : Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Mexique, Panama, Paraguay, Pérou, République dominicaine et Uruguay. Le Venezuela n'est pas encore membre de cette organisation.
La lutte contre la corruption en Amérique latine a été un aspect important de la transformation de cette grande région. Dans le cadre de cet objectif, qui comprend également l'éradication de ce fléau dans le monde entier, l'OCDE met en place des équipes de travail avec l'Association internationale du barreau. L'intention est de former et de générer des normes professionnelles pour les avocats impliqués dans la création et l'incorporation d'entités juridiques, car il s'agit d'une invitation à abandonner les pratiques juridiques qui encouragent la création de paradis fiscaux pour l'évasion fiscale, le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et d'autres crimes connexes.
Bien que chaque pays dispose de réglementations différentes pour garantir la transparence des propriétaires ou des bénéficiaires effectifs des entités, les avocats peuvent constituer un angle mort dans le cadre de la lutte contre la corruption, comme le montre un rapport publié par le Groupe d'action financière sur le blanchiment de capitaux (GAFI) en 2013.










