Le Statut de Rome est un traité international, mis en œuvre par la CPI, auquel ont adhéré 123 pays dans le monde. Il matérialise la création d'une cour internationale capable de poursuivre les crimes contre l'humanité, tels que le génocide et d'autres crimes de guerre. Bien que de nombreux pays aient soutenu et rejoint cette institution, d'autres pays ne reconnaissent pas la CPI et maintiennent une position distante à l'égard de cette cour.
Dans cet article, nous analyserons les implications de la CPI dans le monde et les pays qui n'acceptent pas sa jurisprudence.
Qu'est-ce que la Cour pénale internationale et quel est son rôle ?
La Cour pénale internationale est une institution indépendante et impartiale, qui fonctionne comme un tribunal de dernier recours chargé de poursuivre les crimes les plus graves au regard du droit international. Il s'agit d'une cour internationale, permanente et universelle qui ne porte pas atteinte à la souveraineté des États membres. Elle agit selon le principe de complémentarité pour encourager les systèmes nationaux à enquêter, poursuivre et punir les auteurs de ces crimes.
Sa fonction est d'enquêter sur les événements liés aux crimes contre l'humanité qui se sont produits après l'année de sa création en 2002. Les enquêtes ne peuvent donc être ouvertes qu'à la suite d'une saisine par un État partie ou par le Conseil de sécurité des Nations unies.
Qu'est-ce que le Statut de Rome et comment affecte-t-il les pays qui l'ont adopté ?
Le Statut de Rome est l'instrument juridique établissant la Cour pénale internationale, qui est entré en vigueur en 2002. Dans un premier temps, 150 pays ont signé le traité multilatéral, mais seulement 123 ont ratifié leur adhésion à cette institution. Elle ne fonctionne pas comme un organe supranational, mais comme un organe international qui complète le système juridique des pays signataires de l'accord.
Pour de nombreux pays qui ne reconnaissent pas la CPI, l'acceptation de cette forme juridique est une atteinte à leur souveraineté. Ils s'abstiennent donc d'adhérer à ce traité afin d'éviter de porter atteinte au système de sécurité nationale par le biais d'un organe indépendant. De même, cette idée est la conséquence d'événements particuliers, de motivations politiques ou de la tradition politique de chaque pays.
Quels sont les pays qui ne reconnaissent pas la Cour pénale internationale ?
Contrairement à une idée reçue, la CPI n'a pas compétence sur tous les territoires du monde. Des pays comme les Bahamas, Cuba, le Chili, Haïti, la Jamaïque, Sainte-Lucie, la Grenade, le Guatemala, le Nicaragua, le Salvador, le Suriname et les États-Unis ont signé l'accord en premier lieu, mais n'ont pas ratifié leur adhésion au traité final.
En revanche, la Chine, l'Inde, Israël, la Turquie, le Pakistan, la Russie, parmi 60 autres pays, rejettent ouvertement l'ingérence de la CPI sur leur territoire. Avant tout, parce que la juridiction de cette cour a pour fonction de punir les actes relevant de la responsabilité pénale individuelle, et qu'elle est applicable à toutes les personnes sans distinction de position publique, administrative ou parlementaire. Certains y voient une atteinte à la souveraineté nationale, en raison d'expériences telles que l'arrestation du président soudanais Omar al-Bashir en 2015. Il a été arrêté pour son implication présumée dans le génocide du Darfour entre 2003 et 2008, alors qu'il assistait à un sommet de l'Union africaine.
Quelles sont les conséquences de la non-reconnaissance de la Cour pénale internationale ?
L'une des principales conséquences du fait d'être l'un des pays qui ne reconnaissent pas la Cour pénale internationale est que l'absence d'avis technique de cette cour ralentit l'élaboration de projets de loi visant à criminaliser les crimes contre l'humanité dans les législatures nationales.
Ainsi, en adhérant au Statut de Rome, les membres ont la possibilité de renforcer leurs propres systèmes de justice pénale grâce aux outils fournis par l'institution. Dans ces cas, le Secrétariat des Nations Unies, le Secrétariat du Commonwealth et l'Union européenne fournissent une assistance pour l'élaboration de la législation ou des amendements à la législation.
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