Dans le domaine des crimes internationaux, tels que le génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre, les rapports publiés par le Conseil de sécurité des Nations unies ont été utilisés par le Conseil de sécurité des Nations unies pour enquêter sur les crimes contre l'humanité et engager des poursuites à leur encontre. Comité des droits de l'homme des Nations unies représentent un outil précieux pour le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI). Bien qu'il ne s'agisse pas de preuves directes, ces documents peuvent apporter un soutien important aux enquêtes et à l'élaboration des dossiers dans leurs phases initiales. Nous analysons ci-dessous leur utilité, leur valeur probante et leurs limites.
1. utilité des rapports pour le Bureau du Procureur de la CPI
Les rapports du Comité des droits de l'homme des Nations unies sont essentiels au stade préliminaire des enquêtes et apportent une contribution dans les domaines suivants :
- Collecte d'informations préliminaires :
- Ils fournissent des données essentielles sur les schémas de violations systématiques, les auteurs et les victimes possibles.
- Ils servent à évaluer si les faits atteignent le seuil de gravité prévu par la loi sur l'immigration et la protection des réfugiés. Statut de Rome.
- Contextualisation des faits :
- Ils documentent le contexte politique et social dans lequel les violations se sont produites, un élément crucial pour déterminer s'il s'agit d'une attaque systématique et généralisée contre une population civile.
- Soutien à la recevabilité :
- Ils étayent les arguments relatifs à l'inaction de l'État, en démontrant que le système judiciaire national n'est pas en mesure ou n'a pas la volonté d'enquêter sur les crimes, ce qui permet à la CPI de se saisir de l'affaire en vertu du principe de complémentarité.
- Identification des témoins et preuves :
- Bien qu'ils ne contiennent pas de preuves directes, les rapports peuvent faire référence à des victimes et à des témoins clés, ainsi qu'à d'autres sources qui fournissent des informations pertinentes.
2. force probante devant la CPI
Malgré leur utilité, les rapports ont des limites en tant que preuves directes dans les procédures judiciaires internationales. Leur force probante dépend d'un certain nombre de facteurs :
- Nature des rapports :
- Elles sont basées sur des informations fournies par des États et des acteurs indépendants, mais ne constituent pas des enquêtes médico-légales ou judiciaires.
- Authenticité et fiabilité :
- Les rapports doivent satisfaire aux normes de fiabilité prévues par le Statut de Rome pour être admis comme éléments de preuve. Leur poids est accru s'ils contiennent des données vérifiables et des sources crédibles.
- Corroboration par d'autres éléments de preuve :
- Ils sont généralement utilisés en complément d'un ensemble plus large de preuves, au même titre que les témoignages, les documents officiels, les vidéos, les images satellites et les déclarations de témoins.
- Utilisation comme preuve circonstancielle :
- Ils peuvent servir à démontrer l'existence de violations systématiques ou d'une politique sous-jacente motivant les crimes.
3. Exemples pratiques d'utilisation de la CCI
Les rapports de la commission ont joué un rôle clé dans des affaires importantes, telles que les suivantes :
- Darfour (Soudan) : Ils ont été utilisés pour documenter des schémas d'attaques systématiques au cours des enquêtes menées contre Omar al-Bashir.
- Myanmar : Ils ont servi de base à l'enquête sur le déplacement forcé des Rohingyas.
4. Limites
Malgré leur utilité, ces rapports sont soumis à certaines restrictions :
- Manque d'observation directe : Dans de nombreux cas, le Comité ne mène pas d'enquêtes sur le terrain et ne recueille pas de preuves directes.
- Non contraignant : Il s'agit d'observations et de recommandations, et non de décisions juridiques ou de conclusions judiciaires.
- Exiger la corroboration : Pour être recevables en tant que preuves, elles doivent être complétées par des éléments vérifiables répondant aux normes de procédure de la CPI.
Conclusion
Les rapports des Comité des droits de l'homme des Nations unies sont des outils précieux pour le Bureau du Procureur de la CPI, en particulier lors de la phase initiale des enquêtes et en tant qu'appui contextuel pour prouver l'existence de schémas de crimes internationaux. Toutefois, leur valeur probante dépend de leur fiabilité et de leur corroboration par des preuves directes, ce que la défense, d'une part, et le bureau des victimes et l'accusation, d'autre part, doivent soigneusement analyser pour qu'elles puissent être contestées lors d'un éventuel procès devant la CPI.
Dans un contexte où les violations des droits de l'homme exigent une justice internationale, ces rapports se positionnent comme un complément stratégique plutôt que comme une preuve indépendante, aidant à monter les dossiers les plus complexes devant la Cour pénale internationale.










