extraditions Suisse Espagne

Extraditions entre la Suisse et l'Espagne : blanchiment d'argent, infraction préalable et la nécessité d'une double défense transnationale

Défense pénale internationale coordonnée entre la Suisse, l'Espagne et les pays d'origine des fonds.

Dr. Alan Aldana
Directeur du Département de droit pénal international
Avocat accrédité auprès de la Cour pénale internationale

Madrid · Caracas · Alliances à Genève, Zurich et 15 juridictions
www.venfort.com
mars 2026

La Suisse demande l'extradition à l'Espagne : un scénario de plus en plus fréquent

Les demandes d'extradition formulées par la Confédération suisse au Royaume d'Espagne constituent un phénomène croissant dans la coopération pénale internationale contemporaine. Dans la grande majorité des cas, ces demandes sont fondées sur des délits économiques, particulièrement sur le blanchiment de capitaux, et présentent un dénominateur commun qui détermine la stratégie de défense : les fonds prétendument blanchis en Suisse proviennent d'un pays tiers, où aurait été commis le prétendu délit préalable ou antecedent.

Ce schéma est particulièrement pertinent lorsque le pays d'origine des fonds est le Venezuela, la Colombie, le Mexique ou une autre juridiction latino-américaine où la personne recherchée peut avoir des poursuites pénales ouvertes, des enquêtes en cours ou, au contraire, des arguments solides pour démontrer la légalité de l'origine de son patrimoine.

Pour celui qui est détenu en Espagne suite à une demande suisse, la compréhension de ce scénario et une action précise dès les premières heures sont déterminantes. La défense ne peut se limiter au territoire espagnol. Elle doit être duale : opérer simultanément en Espagne, en Suisse et dans le pays d'origine des fonds.

Cet article analyse le cadre juridique applicable, les stratégies de défense efficaces et la capacité opérationnelle de VENFORT Abogados à coordonner des défenses transnationales dans ces types de procédures.

I. Cadre juridique : comment une extradition est traitée entre la Suisse et l'Espagne

Contrairement à ce que l'on pourrait supposer, l'Espagne et la Suisse ne sont pas liées par un traité bilatéral moderne d'extradition. La relation d'extradition est régie par un cadre juridique multiple et stratégiquement complexe :

A. Convention européenne d'extradition de 1957

L'instrument principal est la Convention européenne d'extradition, signée à Paris le 13 décembre 1957, ratifiée par la Espagne et la Suisse. La Espagne l'a ratifiée le 21 avril 1982, publiée au BOE du 8 juin 1982. Cette Convention est complétée par trois Protocoles additionnels (1975, 1978 et 2010), tous ratifiés par les deux États.

La Convention établit les principes classiques de l'extradition : double incrimination, spécialité, interdiction d'extrader pour des infractions politiques, protection contre la prescription et garanties d'une procédure régulière.

B. Convention bilatérale de 1883

Subsiste, en outre, une ancienne Convention bilatérale signée à Berne le 31 août 1883, l'une des plus anciennes que l'Espagne conserve. Bien que son application pratique ait été largement dépassée par la Convention européenne de 1957, son existence peut être pertinente dans les débats sur le catalogue des infractions extradables et l'interprétation historique des obligations bilatérales.

C. Convention de 1996 et Accord de Schengen

Bien que la Suisse ne soit pas membre de l’Union européenne, elle est associée à l’acquis de Schengen depuis 2008. Cela implique l’applicabilité de la Convention d’extradition de 1996, qui a été établie sur la base de l’article K.3 du traité UE, et qui simplifie certaines formalités et modifie les règles de prescription. L’Audience nationale a confirmé cette applicabilité dans des résolutions récentes, ce qui a des conséquences directes sur la défense.

Loi 4/1985, d'extradition passive

À titre supplétif, la loi 4/1985 du 21 mars sur l'extradition passive est toujours applicable en ce qui concerne les garanties procédurales du demandeur, les motifs de refus et la procédure devant l'Audience Nationale.

II. Le schéma typique : blanchiment d'argent sans infraction sous-jacente prouvée

L'expérience démontre que l'immense majorité des demandes d'extradition suisses traitées en Espagne se fondent sur le délit de blanchiment d'argent (Geldwäscherei, article 305bis du Code pénal suisse). Et c'est précisément dans ce type de délit que se concentrent les plus grandes vulnérabilités de la demande.

La raison est juridiquement déterminante : il ne peut y avoir de blanchiment sans infraction préalable.

Comme le stipule l'article 301 du Code pénal espagnol, la sanction du blanchiment de capitaux exige l'existence d'une activité délictueuse préalable dont proviennent les biens présumés blanchis. On ne peut pas blanchir ce qui n'a jamais été illicite. Et la jurisprudence de la deuxième chambre de la Cour suprême espagnole a réaffirmé que, bien qu'une condamnation définitive pour l'infraction antecedente ne soit pas requise, son existence doit être prouvée selon un critère probatoire raisonnable.

Dans les cas que nous observons fréquemment, le schéma est le suivant :

  1. Les autorités suisses enquêtent sur des mouvements de fonds sur des comptes bancaires situés en Suisse, généralement à Genève ou à Zurich.
  2. Identifican a un titular o beneficiario final que reside en España o transita por territorio español.
  3. Formuler une demande d'extradition alléguant un blanchiment de capitaux.
  4. La demande est accompagnée de documents bancaires et financiers, mais elle manque souvent d'une justification solide concernant le délit préalable : elle n'identifie pas précisément quelle activité criminelle concrète a généré les fonds, où elle a été commise ni sous quelle juridiction.
  5. Le pays d'origine des fonds —souvent le Venezuela, la Colombie ou un autre pays d'Amérique latine— peut mener ses propres enquêtes, mais dans de nombreux cas, il n'y a pas d'inculpation formelle, ou les informations transmises à la Suisse sont incomplètes ou contradictoires.

Ce déficit probatoire est, dans la pratique, le point le plus vulnérable de la demande d'extradition et l'axe central d'une défense efficace.

III. La défense efficace devant l'Audience Nationale : arguments et stratégies

La compétence pour résoudre les demandes d'extradition en Espagne revient à la Chambre Pénale de l'Audience Nationale. La procédure débute devant le Tribunal Central d'Instruction, qui procède aux premières diligences et tient l'audience du personne réclamé, pour ensuite transmettre le dossier à la Chambre, laquelle statue par ordonnance.

Dans les cas d'extradition demandée par la Suisse pour blanchiment d'argent, les lignes de défense les plus efficaces sont les suivantes :

1. Insuffisance dans l'accréditation du crime précédent

Si la demande suisse n'identifie pas clairement le délit sous-jacent duquel proviennent les fonds présumés blanchis, la défense peut argumenter qu'il manque un élément essentiel de l'infraction. L'Audiencia Nacional, dans son ordonnance 120/2002, a déjà établi que pour la double incrimination en cas de blanchiment, il est nécessaire que le comportement qui sert de base au fait préalable soit associé à une sanction pénale abstraite dans les deux pays.

Si les faits qui auraient généré les fonds se sont produits dans un pays tiers et qu'il n'est pas prouvé qu'ils constituent une infraction ni dans ce pays ni en Espagne, la base de l'extradition est considérablement affaiblie.

2. Absence de double incrimination

Le principe de double incrimination exige que les faits soient constitutifs d'infraction tant en Suisse qu'en Espagne. L'affaire Falciani est emblématique : l'Audience Nationale a refusé l'extradition vers la Suisse à deux reprises (2013 et 2018) en constatant que le délit d'espionnage financier aggravé, tel que défini par la législation suisse, n'avait pas d'équivalent dans le Code pénal espagnol. La défense doit examiner attentivement si le comportement reproché peut être subsumé dans un type pénal espagnol.

3. Prescription des faits

La prescription constitue un motif de refus expressément prévu à l'article 10 de la Convention européenne d'extradition. Dans une affaire résolue par la Cour pénale plénière de l'Audience Nationale en 2023 (ordonnance 21/2023, du 14 avril), l'extradition de deux ressortissants vers la Suisse a été refusée au motif que les faits étaient prescrits en vertu de la législation espagnole. Cette décision confirme que la prescription acquise ne peut être préjudiciée par l'entrée en vigueur d'un nouveau traité.

4. Lacunes documentaires et dossiers incomplets

En la práctica, un número significativo de solicitudes suizas adolecen de deficiencias documentales: descripciones imprecisas de los hechos, ausencia de resoluciones judiciales que sustenten la imputación, falta de identificación del tipo penal aplicable o insuficiencia en la fundamentación de los indicios. La defensa debe explotar cada una de estas debilidades ante la Audiencia Nacional.

5. Protection des droits fondamentaux

La Constitution espagnole, la Convention européenne des droits de l'homme et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme imposent des limites infranchissables à l'extradition. S'il existe des indices que la personne demandée pourrait subir une violation de ses droits fondamentaux, la défense doit les faire valoir avec force.

IV. La défense duale : pourquoi se défendre en Espagne ne suffit pas

La défense en Espagne résout l'extradition. La défense dans le pays d'origine des fonds résout l'affaire.

C'est la règle que les meilleurs avocats pénalistes internationaux comprennent et que de nombreux cabinets ignorent.

Lorsqu'une personne est réclamée par la Suisse pour blanchiment d'argent et que les fonds présumés illicites proviennent du Venezuela, de la Colombie ou d'un autre pays latino-américain, la défense en Espagne peut obtenir le rejet de l'extradition, mais cela ne résout pas le problème à la racine. La procédure suisse se poursuit. Les comptes bancaires restent gelés. Et, surtout, la question de l'origine des fonds reste ouverte.

La défense dual implique d'agir simultanément dans trois scénarios :

A. En Espagne : devant l'Audience Nationale

  • Opposition technique à l'extradition avec tous les arguments procéduraux et de fond disponibles.
  • Demande de mise en liberté sous caution.
  • Recours en révision devant la chambre pénale en assemblée plénière.
  • Dans votre cas, recours en amparo devant le Tribunal constitutionnel ou recours devant la CEDH.

En Suisse : devant les autorités pénales et financières

  • Coordination avec une signature suisse ultra-spécialisée en matière de défense pénale dans la procédure d'origine.
  • Demande de déblocage de comptes bancaires gelés.
  • Réponse aux accusations de blanchiment d'argent devant le bureau du procureur du canton concerné.
  • Documentation attestant l'origine licite des fonds.

C. Dans le pays d'origine des fonds

  • Obtention de certifications judiciaires, fiscales et bancaires attestant de la légalité du patrimoine.
  • Défense dans les procédures pénales locales, si elles existent, pour éviter qu'une condamnation ou une mise en accusation dans le pays d'origine ne renforce la position du Ministère public suisse.
  • Gestion de rapports d'expertise financière et comptable sur l'origine et la traçabilité des fonds.
  • Prévention d'une coopération judiciaire préjudiciable : surveillance des commissions rogatoires et des demandes d'entraide judiciaire internationale susceptibles de compromettre la position du client.

Lorsque le pays d'origine est le Venezuela, cette dimension de la défense acquiert une complexité supplémentaire : le contexte politique, les limites du système judiciaire, l'existence de sanctions internationales (OFAC, UE, GLOMAG) et la difficulté à obtenir une documentation officielle fiable exigent une équipe ayant une connaissance approfondie du terrain et une capacité d'action immédiate.

Une défense qui ne couvre pas les trois juridictions simultanément est une défense incomplète. Et une défense incomplète, dans ces cas, équivaut à une défaite annoncée.

V. VENFORT Abogados : alliances de premier plan en Suisse et réseau transnational opérationnel

VENFORT Abogados est l'un des rares cabinets du monde hispanophone à disposer d'une capacité réelle et éprouvée à coordonner des défenses pénales transnationales impliquant simultanément la Suisse, l'Espagne et des pays d'Amérique latine.

Cette capacité n'est pas théorique. Elle est opérationnelle et quotidienne.

Partenariats consolidés avec des sociétés suisses ultra-spécialisées

VENFORT entretient des relations de travail continuées et exclusives avec des cabinets d'avocats pénalistes de premier plan à Genève et à Zurich, spécialisés en droit pénal économique suisse, en blanchiment d'argent, en litiges bancaires et en procédures devant le Ministère public de la Confédération et les procureurs cantonaux. Ces alliances ne sont ni circonstancielles ni le fruit de mises en relation sporadiques. Elles se sont construites au fil d'années de collaboration efficace sur des affaires réelles, ce qui permet un niveau de confiance, de fluidité et d'agilité qui ne s'obtient qu'avec des liens professionnels consolidés.

Lorsqu'un client de VENFORT est confronté à une procédure pénale en Suisse, nous ne cherchons pas un avocat suisse : nous l'activons, car il fait déjà partie de notre structure de travail.

Réseau transnational dans les pays d'origine

L'autre volet de la défense commune – l'action dans le pays d'origine des fonds – exige une présence juridique directe et une connaissance approfondie du système judiciaire local. Dans le cas du Venezuela, VENFORT jouit d'un avantage compétitif inégalé :

  • Bureau propre à Caracas, avec une équipe d'avocats pénalistes vénézuéliens dirigée par Eduardo Mora Rodríguez, ancien procureur du Ministère Public du Venezuela et spécialiste en droit pénal international.
  • Connaissance directe et actualisée du système judiciaire vénézuélien, de ses forces et de ses limites.
  • Capacité à obtenir des documents officiels, des certifications judiciaires et bancaires, ainsi que des rapports d'experts avec l'agilité qu'exigent ces procédures.
  • Expérience reconnue dans la défense de clients ayant une exposition simultanée au Venezuela, à l'Espagne et à des juridictions telles que la Suisse, les États-Unis ou le Royaume-Uni.

Pour les autres pays, VENFORT représente des cabinets d'avocats et des clients institutionnels dans quinze juridictions : Portugal, Andorre, France, Royaume-Uni, Colombie, Panama, République dominicaine, États-Unis, Belgique, Angola, Dubaï, Mozambique et Singapour, en plus de l'Espagne et du Venezuela. Ce réseau d'alliances consolidées, construit au fil d'années de collaboration efficace sur des cas concrets, réaffirme l'engagement du cabinet à fournir des services juridiques de premier ordre dans chaque juridiction où il opère.

Coordination trio céanique: l'avantage opérationnelle

La défense pénale internationale n'admet pas l'improvisation. Elle exige des équipes qui se connaissent déjà, qui ont déjà travaillé ensemble et qui peuvent réagir en quelques heures, pas en quelques semaines. La capacité de VENFORT à coordonner simultanément des actions à Madrid, Genève, Zurich, Caracas et dans d'autres capitales est ce qui distingue le cabinet de tout autre cabinet hispanophone dans ce domaine.

Notre expérience quotidienne comprend :

  • Coordination quotidienne avec des entreprises suisses dans le cadre de procédures pénales actives.
  • Gestion simultanée de défenses dans de multiples juridictions.
  • Interlocution fluide avec les autorités judiciaires, fiscales et bancaires en Suisse, en Espagne et en Amérique latine.
  • Préparation de mémorandums juridiques bilingues (espagnol-français, espagnol-allemand) adaptés à chaque juridiction.
  • Conseil en matière de sanctions internationales (OFAC, UE, GLOMAG) lorsque le client est exposé à des juridictions sanctionnées.

VI. Dr. Alan Aldana : le leadership dans la défense pénale transnationale

La direction stratégique de ce type de défenses incombe au Dr. Alan Aldana, associé fondateur de VENFORT Abogados, fort de plus de vingt ans d'expérience en Espagne et au Venezuela.

Accrédité auprès de la Cour pénale internationale, certifié en sanctions OFAC par la Florida International University, et formé en négociation et leadership par Harvard et Yale, le Dr. Aldana est intervenu dans des procédures d'extradition très complexes, des contestations de diffusions rouges d'INTERPOL, des conseils à des gouvernements et des entités souveraines, ainsi que des défenses internationales dans des affaires de grande importance, y compris les Panama Papers, la crise financière de 2009 et l'affaire Odebrecht.

Sa valeur différentielle dans les procédures Suisse-Espagne est double :

  • Maîtrisez la procédure d'extradition espagnole devant l'Audience Nationale grâce à une expérience directe et des résultats favorables.
  • Comprend la législation pénale suisse, espagnole et celle du pays d'origine, et sait comment élaborer une défense qui opère dans les trois juridictions comme une unité stratégique.

VII. À qui s'adresse cet article

Si vous vous trouvez dans l'une des situations suivantes, vous avez besoin de l'avis immédiat d'un expert :

  • Vous avez été arrêté en Espagne suite à une demande d'extradition de la Suisse pour blanchiment d'argent ou d'autres infractions économiques.
  • Il a des comptes bancaires gelés en Suisse et soupçonne qu'il existe ou qu'il pourrait exister une demande d'extradition.
  • Il a une procédure pénale ouverte en Suisse et des fonds dont l'origine est liée au Venezuela, à la Colombie, au Panama ou à un autre pays d'Amérique latine.
  • Vous êtes un entrepreneur, un cadre financier ou un membre d'une famille fortunée ayant une exposition à plusieurs juridictions.
  • Il s'agit d'un cabinet d'avocats en Suisse, au Venezuela ou dans toute autre juridiction qui a besoin d'un allié opérationnel en Espagne pour coordonner une défense transnationale.
  • Vous avez besoin de conseils préventifs pour blindez votre position avant qu'une enquête suisse ne se matérialise en une demande d'extradition.

Réflexion finale

Dans les procédures d'extradition entre la Suisse et l'Espagne pour des infractions économiques, la défense qui gagne est celle qui comprend que le champ de bataille n'est pas un pays, mais trois.

La solidité de la demande suisse dépend, en fin de compte, de la preuve du délit sous-jacent. Et le délit sous-jacent est enquêté, contesté ou démantelé dans le pays d'origine des fonds. La défense en Espagne est le bouclier. La défense dans le pays d'origine est l'épée. Et la coordination avec la Suisse est le terrain où le résultat est décidé.

VENFORT Abogados rassemble l'expertise, les alliances et la capacité opérationnelle pour couvrir les trois dimensions avec la rigueur, la confidentialité et la rapidité de réaction que ces affaires exigent. Contactez-nous à l'adresse suivante.

S'il on soupçonne qu'il pourrait être en danger, le moment de consulter est maintenant.

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